dimanche 26 mai 2013

Chantier torchis du 25 mai 2013

 
La terre prélevée dans les champs du Kohlacker a été mouillée et mise à décanter dans un grand bac. Elle est malaxée manuellement afin d'obtenir une pâte consistante. Des brins de paille incorporant aussi peu de pâte que possible sont tressés, de manière à former des colombins longs d'une quarantaine de centimètres.
 

L'homogénéité de la pâte est déterminante. La qualité de la paille a également une forte incidence. Faute de disposer de paille fauchée et battue manuellement, riche en balle et poussières utile à la structure et au dégraissage du torchis, nous utilisons de la paille fauchée et battue mécaniquement. Un essai avec de la paille de blé s'est révélé laborieux, les fibres sont trop grosses et trop lisses, néanmoins souples. La paille d'avoine avait une apparence plus intéressante, sa texture plus hétérogène se composant de fibres d'épaisseur variée. A la mise en œuvre, la paille d'avoine s'est montrée plus rebelle, ses fibres plus dures étant difficiles à intégrer au lissage.


Les colombins sont enroulés autour de la structure secondaire de branches, dans l'intervalle entre les rondins de robinier (photographies ci-dessus et ci-dessous  Frédéric Bocquenet)


Bilan de la journée: 33 heures de travail

Prochain rendez-vous de chantier samedi 1er juin à 9 heures! Venez nombreux!

samedi 11 mai 2013

Premier essai de remplissage en torchis

Un premier essai de remplissage en torchis a été réalisé le 2 mai. La terre a été prélevée sur le lieu même de la construction de la ferme, au lieu-dit Kohlacker, dans l'emprise des jardins de maraîchage naturel "Le Trèfle Rouge".
Le mélange incorporant le maximum de paille possible a été tressé en colombins. Ceux-ci ont été enroulés entre des baliveaux ou branches, cloués dans l'intervalle entre deux rondins. Une semaine plus tard, malgré un temps assez froid et humide, le matériau mis en œuvre sur une épaisseur moyenne de 10 cm s'est révélé parfaitement sec et très dur.
Le faïençage, dû au retrait de l'eau,  ne parait pas nuire à la solidité du remplissage.

 Le site de prélèvement de la terre.

 
Détail de la texture du remplissage après une semaine de séchage.

dimanche 24 février 2013

Une toiture en tuiles de mélèze


Apposé auprès du chantier du mur test, un panneau explique l’action en cours. Mais d’aucuns s’interrogent quand même sur la finalité de ce qui ressemble à présent à une maisonnette. Grange à vélos ? Ecurie pour la mascotte d’Ungersheim, le cheval Richelieu, qui tracte la charrette conduisant les enfants à l’école ?  Les hypothèses vont bon train.
Pour l’équipe de chantier, ce samedi matin alors que le thermomètre affiche -4°, une pensée réchauffe : celle des lampions et des tables sous l’arbre lors d' une fête à venir. Le 14 juillet ? Un 1er mai rapproché de son sens premier dans la commune autrefois minière ? Qu’importe. Au moment de percer la fenêtre dans le mur de rondins, on vérifie  qu’elle fera un bar convenable.

En dépit du froid, le chantier avance bien. Une pointe de pignon bardée de planches de mélèze non délignées inscrit les deux murs en rondins dans un volume. La toiture est nécessaire pour abriter les essais de torchis qui seront effectués dès les premiers beaux jours. On envisage de couvrir de bardeaux de robinier ou mélèze la construction définitive, la ferme du Trèfle Rouge au lieu-dit Kohlacker dans le « Bioterritoire ». Pour se rapprocher de l’effet esthétique souhaité, la toiture du mur test est recouverte de planchettes de mélèze, de 45 cm x 16 cm, à triple recouvrement. Ce pan de toiture n’étant pas prévu dans le projet initial du mur test, on s’est offert quelques petites anxiétés quant à la stabilité de la structure qui le supporte. On verra aussi sur la durée si le mode de fixation des planchettes est adéquat. C’est la fonction d’un chantier test, de poser des problèmes…

En tout cas, à la fin de cette journée, Serge et Serge, Jean-Claude, Georges, Aimé et Philippe sont satisfaits du résultat esthétique obtenu. Sans aucun doute, il convaincra d’autres habitants, le moment venu, de participer au chantier citoyen de construction de la ferme.


Une ferme qui n’aura pas pour seule fonction de loger dans des conditions décentes l’entreprise d’insertion « Les jardins du Trèfle Rouge ». Ce sera aussi un point d’attraction et d’agrément du Bioterritoire, qui comprend d’autres volets naturalistes et de services aux habitants d’Ungersheim.
Le prochain chantier, le samedi 2 mars, sera consacré aux finitions de la couverture et autres. Le calendrier ultérieur sera fixé par la sortie de la période de gel.




dimanche 27 janvier 2013

Le sapin est dressé sur la charpente



On n'a pas dérogé à la coutume : un sapin a été dressé au sommet de la charpente du prototype de mur de la ferme du "Trèfle rouge" (Bioterritoire), à l'issue d'une journée de travail avec les deux Serge, Jean-Pierre, Myriam, Georges et Philippe. Jean-Claude, le maire, était quant à lui sur un autre "chantier": la préparation de la cérémonie des voeux de la commune, qui se tenait le soir même. Son allocution de conviction, sous l'égide des "natures et des cultures à Ungersheim", a fait le point des engagements de la commune et de ses forces vives -Conseil participatif, conseil des sages, associations- pour la transition énergétique; lucides et responsables face aux changements en cours, ces engagements sont fondés sur une éthique de fraternité, solidarité et triple autonomie (intellectuelle, énergétique et alimentaire).
Le sapin vert sur la charpente hivernale était un geste symbolique, en avant-première de cette soirée de rappel des fondementaux d'une vision politique dont le chantier est une des applications citoyennes.

Pour en savoir plus sur les engagements de la commune:http://www.mairie-ungersheim.fr/?page=21&lang=












samedi 12 janvier 2013

L'ossature extérieure est achevée

Quatrième samedi de chantier. L'ossature extérieure du mur prototype de la future ferme de maraîchage est achevée. La surface est  de 22 m2, le linétaire de grumes représente 75 mètres. Temps de travail: 87 heures tout compris (écorçage, taille, pose et bien entendu préparation et rangement de chantier).
La prochaine étape sera la réalisation de la charpente du toit et la couverture, de façon à abriter le torchis des intempéries.
Revue de presse: l'Est Républicain 12.01.2013

lundi 7 janvier 2013

premier jour de chantier 2013

 


Ce premier jour de chantier de l'année 2013 a permis de bien avancer dans le montage de la paroi, après quelques améliorations. Les troncs de robiner faux-acacia sont fixés sur une trame de trois poteaux verticaux de section 15cm x 15 cm qui sont également des éléments structurels de l'ossature du bâtiment. Compte tenu des courbures et variations de sections des fûts, les bois sont entaillés à profondeur variable selon les poteaux. L'alignement est obtenu par le traçage préalable des entailles à la ficelle, tendue de bout en bout du fût. Par contre, on a renoncé à l'assemblage sur les poteaux d'huisserie, qui imposent cinq entailles au mieu de trois: la précision de l'alignement est aléatoire.
 
L'objectif immédiat du chantier est de montrer le procédé constructif aux bureau d'étude structures et au bureau de contrôle, afin qu'ils en valident la faisabilité au regard de la réglementation. En fonction de cela, le bureau d'architecture Muller et Muller (Guebwiller) peut avancer dans sa mission de dépôt du permis de construire.

Une prochaine étape sera l'expérimentation du mur proprement dit, en torchis, qui implique également une valisation par les bureaux d'études au regard de la règlementation thermique.

Concernant le torchis, suivre ce lien pour voir une réalisation en torchis très intéressante, également menée sur un bâtiment à maîtrise d'ouvrage publique:http://www.lemoniteur.fr/181-innovation-chantiers/article/actualite/19775640-des-murs-en-terre-crue-pour-un-batiment-municipal





samedi 22 décembre 2012

On commence à posséder les gestes


Le temps était plus favorable pour ce deuxième samedi de chantier, débutant à 9 heures pour se terminer à midi, soit deux heures utiles compte-tenu du temps de rangement. Nous étions cinq. Une équipe a continué à écorcer les grumes de 7 mètres de long, c’est la part un peu ingrate du chantier à laquelle se sont collés Jean-Claude et  Aimé. L’histoire se souviendra de leur abnégation.  L’autre équipe, avec  Jean-Pierre et Philippe a poursuivi l’ajustement et la fixation  des grumes sur l’ossature.

Une erreur du premier samedi a été corrigée. Il faut éviter les saillies trop importantes des bois courbes sur le plan vertical du  mur, pour ne pas créer des points d’infiltration d’eau qui dégraderaient le torchis. Les découpes à mi-bois, par lesquelles la grume est plaquée sur les poteaux de structure,  permettent d’ajuster l’alignement. Les courbes les plus importantes sont tournées sur le plan horizontal ; c’est d’ailleurs celles-ci qui produisent l’effet esthétique souhaité.  

Les grumes sont fixées sur les poteaux par des tire-fond de 250 mm, tête sur la face interne de l’ossature.

L’apprentissage a été rapide. On se familiarise avec le matériau, le tour de main s’améliore. Chacun apporte ses idées et son expérience au fur et à mesure que se posent les problèmes. Un savoir-faire collectif est en train de se constituer, et on peut d’ici le prochain chantier, le 5 janvier, envisager des journées complètes de travail avec une équipe un peu plus nombreuse.
Pour davantage d'informations sur le projet de ferme de maraîchage biologique et son intégration au Bioterritoire porté par la commune d'Ungersheim, suivre ce lien: